Point Cardinal - Léonor de Recondo

Toujours en quête de nouveauté, j'ai récemment décidé de m’atteler à une sélection de romans de la rentrée littéraire 2017, on ne m'arrête plus ! Au cours de ces prochains mois, je te chroniquerai alors des histoires, des auteur·es et des maisons d'édition très différentes. J'espère que mes aventures littéraires t'intéresseront et t'aideront à toi aussi sortir de tes petites habitudes (parce que sortir de sa zone de confort littéraire, ça reste une bonne étape à franchir, ne négligeons rien !). Commençons aujourd'hui par Point Cardinal, un roman français écrit par l'autrice Léonor de Recondo, notamment connue pour son roman Amours publié en 2015.

Laurent Duthillac est un époux, un père de famille et un collègue de travail épanoui dans son environnement. C'est dans sa tête et tout autour de son corps que son équilibre vacille : il est une femme. Il lui faudra alors suffisamment de courage pour être elle, Lauren, auprès des siens.

En faisant le tour de la toile, j'ai pu constater que les recherches associées à ce roman sont « transsexualité », « travestissement » et « transgenre ». Je ne sais pas si c'est moi ou le monde entier qui me semble être à côté de la plaque mais j'ai trouvé ces étiquettes tellement dommages ! Non, selon moi, Point Cardinal n'est pas un roman sur la transsexualité et je mets au défi n'importe qui de me faire changer d'avis.

Des tas de très bonnes œuvres développent ce sujet à la perfection et ça me semble être primordial aujourd'hui de ne pas montrer un monde manichéen, binaire et très loin de la réalité. Seulement, dans Point Cardinal, nous ne suivons pas un personnage transsexuel mais une femme encore bloquée dans un corps masculin qui doit assumer ce qu'elle est pour être acceptée par son entourage. Toute la subtilité du roman se trouve ici.

Le style de l'autrice appuie complètement cette idée. Il est dépouillé de toute fioriture et se place alors très loin d'une littérature pathétique ou moralisatrice. N'importe qui peut se retrouver à la place de Laurent, car qui ne n'est jamais demandé qui il était, pour de vrai ? Qui n'a jamais eu le sentiment de renvoyer une image infidèle à celle qui se trouve au fond de notre corps ? Inutile d'envisager un quelconque changement de sexe pour cela, c'est en tout cas tout ce que nous prouve Léonor de Recondo.

Pourtant, à la fin de ma lecture, à part esquisser une moue sceptique, je n'ai pas vraiment su formuler un avis sur le roman... A avoir une vie trop proche de celle que nous avons tous, le personnage principal ne serait-il finalement pas un peu barbant ? J'ai trop facilement pu me représenter les décors qui l'entourent tant ils me semblaient être banals, presque dénués d'intérêt. J'ai constamment été dans l'attente de plus, d'un frisson, d'un suspense, qui n'est jamais arrivé.

Un jeu entre l'utilisation du « il » et du « elle » est très présent tout au long du roman et m'a un peu froissée. Si les personnages se perdent autour de l'identité de Laurent et des habitudes de vie qu'ils avaient pris, ça ne devrait pas être le cas du narrateur, surtout pas lorsqu'il semble être si bienveillant. Il n'y a aucune hésitation à avoir. Laurent utilise « elle » au discours direct, les choses sont claires et ça me semble être très maladroit de la part du narrateur de vaciller entre le masculin et le féminin.

Si je devais le noter, je lui donnerais un 6/10. Ce roman a des tas de qualités qui peuvent cependant se tourner en défauts. Il reste très agréable et rapide à lire ; si tu passes à côté, je te conseille vivement de t'y intéresser ! Il coûte 20€ et est publié aux éditions Sabine Wespieser. 

Pour être mis au courant dès la parution d'un article, tu peux me suivre sur Facebook ou Hellocoton, mais aussi sur Twitter et Instagram où je partage des bribes de vie. Enfin, j'illustre parfois mes articles de podcasts que tu peux retrouver sur Soundcloud

Et si tu ne commentais plus sur Internet ?

Les photos de cet article font parties de ma série « Seven days, seven black-and-white photos of your daily life » que tu peux retrouver sur mon Instagram !
Aujourd'hui, je t'écris comme je pouvais déjà le faire il y a quatre ans, à propos de réflexions qui me passent par la tête et avec lesquelles j'aimerais échanger avec toi. Si ma façon d'envisager ce blog et la blogosphère de manière générale a évoluée, l'idée initiale que j'avais à travers ce projet reste inchangée. J'aime t'écrire, savoir que tu vas me lire, que certaines choses vont peut-être percuter en toi et te donner envie de m'exposer tes propres points de vue et ressentis. Je trouve que le blog est le moyen parfait pour pouvoir communiquer autour de sujets que nous n'aborderions peut-être pas autrement, avec des personnes que nous n'aurions peut-être jamais eues l'occasion de rencontrer et qui ont une façon de voir le monde forcément différente de la nôtre. Cela demande cependant une certaine implication ; celle du blogueur qui doit faire un premier pas vers ses lecteurs, puis la tienne, qui doit y répondre. Mais alors, est-ce que la magie opère systématiquement ? Comment faire si cette implication est déséquilibrée ?

Si je me pose la question, tu l'auras compris ; entre toi et moi, il n'est pas question de magie ! D'abord, je poste trop peu régulièrement pour me créer un véritable lectorat. C'est logique, plus on partage des articles, plus on va toucher un grand nombre de personnes parmi lesquelles il y en aura qui s'attacheront plus particulièrement au blog et le suivront assidûment. A l'époque où je postais chaque semaine deux articles, la question de ton retour ne se posait même plus, je savais qu'il serait présent. Pourtant, en relisant mes chroniques, je les trouve bien moins intéressantes que celles que je peux écrire aujourd'hui. Ce n'est qu'une question de point de vue, certes, mais l'ensemble s'est quand même amélioré ; j'essaie d'être plus structurée, d'avoir une mise en page plus claire, des photographies plus simples mais lumineuses... Simplement, j'avais réussi à me trouver une flopée de lecteurs toujours présents et actifs, qu'on aurait appelée « la cible » dans le jargon. Mon objectif de très petite blogueuse était comblé : j'échangeais avec d'autres personnes autour de sujets qui m'intéressaient ! Même si l'on peut envier toujours plus, finalement, le nombre de lecteurs qui sortent de l'ombre importe peu tant qu'il est présent.

Maintenant, lorsque je programme un article et qu'arrive le moment de sa publication, j'ai toujours une petite appréhension qui ne me quitte pas. Et si personne ne me donnait son avis dessus ? Si personne ne me disait que ça lui a apporté quelque chose ? Alors à quoi je servirais, moi ? Si tu n'es plus là, je n'ai plus de raison d'être non plus. Quand nous disons que nous devons écrire pour nous et nous faire plaisir avant tout, c'est la vérité, et je n'en ai jamais été aussi certaine qu'aujourd'hui. Seulement, quel intérêt je peux bien trouver en partageant des articles qui n'auront pas de réponse ? Ce serait étrange de continuer à parler à une personne qui ne répond jamais ; ou alors on appelle cela une psychanalyse et ce serait un tout autre sujet (oooh je plaisante, allez).
Pour me rassurer, je pense alors aux lecteurs de l'ombre ; ceux qui lisent toujours sans pour autant commenter. Si le nombre de vues augmente à chaque publication, c'est bien parce que des personnes viennent me lire ou ont en tout cas à un moment ou à un autre cliqué délibérément sur mon article. Seulement, en réalité, qui sont-elles ? Des personnes tombées ici par hasard qui ont lu le titre et sont reparties ? Peut-être même qu'elles se sont trompées de lien, après tout. Bon, admettons, certaines lisent réellement l'article en entier. Est-ce qu'il leur a apporté quelque chose ? N'importe quoi ; un sourire, un début de réflexion, une envie d'en découvrir davantage... ? Comment je peux le savoir, moi, s'ils ne me le disent pas ?

Pour autant, je ne rejette pas la faute. D'abord, mes articles ne prêtent pas forcément à une réponse, c'est indéniable : parfois, il n'y a rien à dire. Ensuite, comme je l'expliquais précédemment, cela demande une certaine implication, donc du temps. J'en ai très bien conscience puisque tous les soirs en faisant le tour des réseaux sociaux, je me fais une immense liste d'onglets d'articles à lire que je ne commente jamais. J'ai le même comportement que tout le monde ; parfois je ne lis finalement que le titre, je ne regarde que les photos, et lorsque je suis attentive et dévore chaque mot de chaque phrase, je ne vais pas prendre davantage de temps pour laisser un petit mot. Ça me traverse rarement l'esprit et quand ça m'arrive, je me dis que, bon, d'autres le feront de toute façon à ma place.

Seulement, cet autre, par définition, ce n'est pas moi. Cet autre, il n'a forcément pas la même vision de cet article que moi et certainement pas la même façon de l'exprimer. Peut-être même qu'il est plutôt malveillant ou emporté par une sorte de mouvement le poussant à ne pas très bien réagir. Sans le savoir, il est possible que je passe à côté d'un déferlement de haine que j'aurais pu un chouïa contrer en écrivant seulement un petit mot gentil. Qu'est-ce que ça me coûte réellement, un mot gentil ? Un mot tout court, d'ailleurs ? Si cette réflexion t'intéresse, je t'invite à aller regarder la conférence TED de Marion Seclin qui l'aborde bien mieux que moi (et surtout, cela fait bien plus sens à travers son histoire) → ici.
Je soulève beaucoup de questions dans cet article mais je n'en ai pas la réponse. Probablement parce que c'est toi qui la détient et j'espère que tu prendras le temps de la partager avec moi, mais aussi avec d'autres blogueurs et autres partageurs d'informations sur Internet car, tu l'auras compris, cela peut avoir beaucoup de sens.

Merci

    

Le silence de l'Opéra - Pierre Créac'h et Jean Rochefort



Si tu as suivi mes précédents articles, je te parlais de ma volonté de rédiger quelques revues littéraires, notamment de littérature jeunesse ! Je te souhaite alors la bienvenue sur le premier ! Aujourd'hui, je vais te présenter un album que j'ai trouvé par hasard chez Mémoranda, une très belle librairie d'occasion située à Caen dans laquelle il est possible de déguster un thé, un café ou une pâtisserie. Il était mis en avant autour d'autres albums jeunesse et je suis instantanément tombée sous son charme, tu vas très rapidement comprendre pourquoi...

Il s'agit donc du livre Le silence de L'Opéra, écrit et illustré par Pierre Créac'h qui en a également conçu la bande-son. Tu peux d'ores et déjà te rendre compte qu'il s'agit d'une oeuvre très complète qui nous en met à la fois plein les mirettes et plein les oreilles. En effet, le livre est accompagné d'un CD sur lequel l'histoire est racontée par Jean Rochefort et sa voix à la fois réconfortante et pleine d'humour.

Louis, petit preneur de son vif et curieux, pousse un jour la porte de l’Opéra de Paris. Il découvre l’existence de grands personnages blancs, fantômes malicieux des œuvres jouées dans la prestigieuse salle, et engage avec eux une palpitante partie de cache-cache… Il rencontre ainsi le grand rideau rouge, les canards nés des « couacs » des instruments, une petite danseuse, un chef qui cuisine les musiciens « pour en tirer les meilleurs arômes » – puis il offre à son tour une surprise à ses nouveaux amis : vibrer au son de la guitare d’Electric Jon, la légende du rock’n'roll !
Les illustrations, faites entièrement à la mine de plomb, frappent aux yeux dès le premier feuilletage... Le livre est assez grand (22 x 36cm) et les dessins prennent toujours au moins une page complète. Le travail réalisé dessus est incroyable ; énormément d'émotion et de profondeur en ressortent et rendent l'Opéra de Paris complètement magique. J'ai à chaque fois envie de m'y plonger et de devenir un personnage de l'histoire, notamment quand les pages se déplient et nous laissent voir un monde immense et fascinant. 
Pour ce qui est de l'histoire, elle est tout aussi magique et plonge petits et grands dans l'immensité de l'opéra, empli d'imagination et de travail soigné de la part de chacun des personnages. Elle est très douce et mignonne comme tout. Je trouve que c'est une très bonne façon de permettre aux enfants de découvrir ce qu'est l'opéra et de créer, à partir du livre, des tas de nouvelles histoires. C'est un vrai tremplin vers une imagination débordante !

La lecture du livre par Jean Rochefort est également merveilleuse... Si les illustrations ne nous plongeaient pas encore suffisamment dans le décor, il est certain que tous les sons capturés dans le disque nous donnent l'impression d'y être. La bande-son est incroyable ; c'est vraiment passionnant de faire la lecture en même temps que Jean Rochefort qui, nous le savons tous, était un très bon conteur. Soixante et onze airs d'opéra s'y sont glissés et sont, encore une fois, une très bonne façon de faire découvrir cet univers aux enfants.
Pour moi, cet album est un sans faute ! Il s'agit d'un livre que je suis ravie de mettre en avant dans ma bibliothèque et de partager avec toi. Il permet de mobiliser plusieurs sens (la vue, à travers l'immensité des illustrations, l'ouïe à travers le disque et la tendre voix de Jean Rochefort ainsi que le touché grâce au grand livre et à ses images à déployer). La lecture prend au minimum un quart d'heure et le disque, lui, dure une demi-heure. C'est peut-être un chouïa compliqué et long pour les plus jeunes ; il est conseillé aux enfants à partir de 6 ans. Malgré tout, je pense que nous pouvons facilement l'adapter, notamment grâce au disque. Il coûte 29,90€ et est publié aux éditions Sarbacane.
Quelques griffures au dos, mais ça m'a quand même permis de l'acheter moitié prix hihi ! Enfin, qu'on me l'achète moitié prix, merci tout plein Liloé ♥
Et toi, qu'est ce que t'inspire cet album ? Connais-tu d'autres ouvrages de l'auteur ? L'opéra t'inspire-t-il de belles histoires ?
Dis-moi tout...

    

La boîte à champignons - Faire pousser des pleurotes à la maison !

Oui, oui, j'ai 18 ans et je suis fascinée par la pousse des champignons à la maison au point d'en photographier de très près et de vouloir te partager tout ça dans un article... Je t'assure que c'est beaucoup plus fun que ça en a l'air ! Ma frangine et moi, on s'émerveille devant un peu tout et n'importe quoi. Alors, quand on est tombées sur le site de l'entreprise La boîte à champignons et qu'on a vu des pleurotes sortir d'une boîte en carton, on s'est dit qu'on ne pouvait pas passer à côté.

Rapidement, La boîte à champignons est une petite entreprise qui récupère le marc de café afin de le transformer, avec des personnes en insertion, en substrat idéal pour la pousse des pleurotes. Tu peux donc acheter un kit prêt à cultiver (c'est celui que je vais te présenter), un kit à faire toi-même (avec ton propre marc de café) ou un kit pour enfants. Si tu es enseignant·e, tu peux même choisir un kit classe, qui contient tout ce qu'il faut pour permettre aux enfants de cultiver des champignons et de savoir comment tout ça peut pousser tranquillement (comme quoi, c'est pas un truc de vieux...)
A toi aussi elle te donne froid, cette photo ? C'est normal, l'août 2017 en Normandie avait tout l'air d'un véritable automne
Tu reçois une boîte en carton qui contient à l'intérieur un vaporisateur (plus communément appelé « pschit »), un guide et du substrat, emballé dans deux sacs. L'idée est de reproduire des conditions automnales pour faire pousser des pleurotes chez toi, à n'importe quelle saison, en exposant le substrat au frais et à l'humidité. Tu dois donc ouvrir délicatement le premier sac, le remplir d'eau et le refermer avec une pince (ou n'importe quel objet permettant de fermer un sac, on s'en fout pas mal). Ensuite, tu le laisse toute la nuit au frigo.

Dès cette étape, j'ai rencontré un petit souci : le sac était percé, donc l'eau s'est faufilée partout dans ma cuisine plutôt que de rester sagement à l'intérieur. Je l'ai donc retiré et remplacé par un autre sac.

De bon matin, tu peux donc sortir le substrat du frigo, vider l'eau, jeter le premier sac et mettre le second avec son substrat dans la boîte. Pense quand même à le sécher rapidement avant avec un chiffon car le carton est très fragile et se casse rapidement au contact de l'eau... Je t'en dirai davantage après. Une fois ton substrat placé, tu peux retirer l'opercule qui se trouve sur le côté afin de laisser passer la lumière et faire une croix avec un couteau dans le sac à ce niveau. Tu peux maintenant remplir le pschit qui était dans le kit et arroser tes futures pleurotes au niveau de l'entaille que tu as faite précédemment. Place maintenant ta boîte à l'abri des rayons directs du soleil et de la chaleur et vide tous les jours l'équivalant d'un vaporisateur entier. Au bout d'une quinzaine de jours, tes champignons commenceront à pointer le bout de leur chapeau.
Un vaporisateur entier par jour permet au substrat de toujours être humide. Le problème, c'est que ça créé de grosses gouttes qui coulent le long de la boîte et s'accumulent en dessous. Pendant que mes pleurotes poussaient, leur carton était en train de se décomposer à petit feu ! Pas le choix de le placer dans une assiette pour ne pas inonder la cuisine une seconde fois, et surtout, je ne sais pas trop comment je vais pouvoir la ré-utiliser pour la prochaine pousse... Sur le site, leurs boîtes sont toujours en très bon état, même au moment de la récolte, donc peut-être que je me suis loupée quelque part (m'enfin, pschiter un sac, c'est quand même censé être à ma portée)...
Une fois que des bébés pleurotes arrivent, tout va très vite et en quelques jours à peine, elles sont prêtes à être mangées ! Dans le guide qui était donné, tu trouveras une réglette qui te permettra de savoir à peu près à quel moment tes champignons pourront être récoltés. Ensuite, à toi de les cuisiner comme tu le souhaites.




Je les ai un peu bombardés de photos mais franchement, ils ne sont pas trop beaux ?! Une fois que tu as dégusté tes très bons champignons, tu peux encore avoir une pousse (ou plus si tu as de la chance, mais l'entreprise garantie deux pousses. Si tu en as qu'une, ils t'enverront une nouvelle boîte). Pour ça, il suffit de faire une croix dans le substrat du côté opposé, de mettre le sac dans un saladier d'eau et de glisser le tout au frigo pendant une nuit. Ensuite, tu peux répéter toutes les étapes précédentes !

Lorsque ton substrat aura donné tout ce qu'il a pu, il ne sera pas perdu. Tu pourras l'utiliser au moment du rempotage de tes plantes pour favoriser la pousse, ou tenter de l'utiliser directement au sol pour espérer avoir de nouvelles pleurotes. Je n'ai rien essayé de tout ça mais tu trouveras des vidéos à ce sujet sur le site La boîte à champignons.

En bref, j'ai trouvé cette expérience très chouette et je trouverais ça d'autant plus intéressant de la réaliser avec des enfants. Tu n'as pas besoin d'avoir la main verte pour y arriver car c'est très simple, et si ça ne te tente pas, ça peut être un bon cadeau ! Je te conseille vivement d'aller checker toutes les informations du site, notamment les kits qui te permettent de mettre davantage la main à la pâte. Tout y est très intéressant. Surtout, montre-moi tes boîtes à champignons si tu sautes le pas.

    

1 - SACCAGE CE CARNET !!!


Ami·e destructeur, créatif, perché·e, un tantinet maniaque et à l'hygiène douteuse : je te souhaite la bienvenue dans cette série d'articles ! Il y a quelques années, j'ai acheté mon Saccage ce carnet. Je vais le laisser t'expliquer comment il fonctionne, mais avant, je te propose de lire cet article en chanson : Couleur Café - Serge Gainsbourg (si tu ne l'écoute pas maintenant tu l'auras de toute façon dans la tête ensuite, oups)
Entre temps, j'y ai fait quelques gribouillis sans trop me mouiller. J'ai soigneusement sélectionné les pages les moins cracras pour ne pas avoir à me mettre dans des situations salissantes et à abîmer le carnet. « Sombre idiote ! » me diras-tu et tu auras entièrement raison. Que veux-tu, il faut du temps à la psychorigide que je suis pour se lâcher ! J'essaie de ne jamais préparer à l'avance ce que je vais faire mais de le réaliser comme ça me vient, c'est déjà un pas. Aujourd'hui, ça y est, je me suis décidée. J'ai croisé quelques articles de personnes montrant leurs carnets ; je n'ai pas voulu les lire pour ne pas m'influencer mais je me suis dit que ce serait super chouette de te montrer le mien à mon tour. Toi et moi, on pourrait peut-être même se donner rendez-vous régulièrement pour voir l'avancée du schmilblick !

S'il y a une chose que tu dois savoir à mon sujet, c'est que je ne sais pas mener ma vie toute seule. Tout me semble être plus intéressant et rassurant avec quelqu'un d'autre et je ne veux donc pas que ce carnet déroge à la règle. Je compte donc le prêter aux personnes qui l'accepteront (le consentement, c'est la base) et les laisser en faire ce qu'elles voudront. Je te montrerai toute son évolution !

Pour ce premier opus, je vais simplement te dévoiler les pages que j'ai modifiées. Certaines ont été faites il y a plusieurs années, d'autres beaucoup moins, parfois j'ai mis la date, parfois pas... De temps en temps, j'aime bien commencer quelque chose et ne pas le terminer. Si j'en ai envie un autre jour, je le ferai. Si quelqu'un d'autre en a envie, iel le feras ! Sinon, ça restera comme ça, et ce sera très bien. 

Tu comprendras, j'ai flouté les informations que j'avais pas trop envie de partagées ! Ne t'inquiète pas, elles sont peu nombreuses.
Fais gicler du liquide ici (essaie de te servir de ta bouche...).
Je préfère te prévenir si un jour ça te traverse l'esprit : le feutre par dessus du café, même sec, est une mauvaise idée. Ça bave... Est-ce qu'on peut dire que je reste dans le thème ?

Pose ta main ici et dessine-la.
J'écoutais les chansons du Club Dorothée pendant que j'ai peint cette main... Je crois que je suis une personne influençable.
Fais des trous dans cette page avec la pointe d'un crayon.
Pourquoi une tarte (car oui, c'en est une) ? C'est difficile à lire car il manque des parties et j'ai écrit comme un cochon, mais utiliser un compas pour trouer la page m'a fait penser aux moments où je pique le fond des pâtes à tarte... Voilà !
Arrache les bandes en suivant les pointillés. Déchire tout !

Toujours en écoutant les chansons du Club Dorothée... La prochaine fois j'écouterai un peu de Rammstein, ça fera un drôle de contraste.
Imprègne cette page avec l'odeur de ton choix.
Bérengère, si tu passes par là, navrée !
 Tu seras là pour l'épisode n°2, dis ?